Mise à jour le 23/05/2005.

Le Correspondant Local de Presse.



Souvent utilisé par la presse locale,quotidienne ou hebdomadaire;il s'agit d'un emploi sans contrat de travail,plutôt occupé en général par des étudiants ou des retraités;mais avec la crise ou d'autres raisons,il s'agit d'un emploi complémentaire très spécial.
Il s'agit d'un travail de journaliste amateur (dans le bon sens du terme),traitant de sujets de proximité.Il s'agit souvent de commémorations,d'inaugurations,de sport local, de voeux,de noces d'or,de marchés fermiers,de noël...
En général,les journaux glissent un encadré dans les offres d'emploi.
Attention, il s'agit des bases,ni plus,ni moins!


Le correspondant local de presse travaille sur un secteur proche de son domicile.Comme il s'agit d'un emploi normalement complémentaire,je dit bien normalement;car la situation sociale de certains collègues est franchement précaire;donc,le CLP est sur le terrain quand il est disponible.
Parfois il peut.
Parfois,il peut peu...
Pour les opinions personnelles et politiques, en fait ; elles peuvent venir polluer le sujet, donc; en sourdine avec un mouchoir par dessus.

Les fondamentaux.

Le profil du CLP est plutôt quelqu'un qui a fait des études supérieures.En général,il maitrise le français.Enfin,ça;c'est ce qui est demandé...
Il sait utiliser word ou un système de ce genre.
Il possède quelques dictionnaires,quelques aides grammaticales;pour ma part,c'est un petit logiciel acheté 15 euros qui est immédiatement utilisable.

Le CLP a normalement deux grandes qualités,normalement.
Il a un bon relationnel et il sait ECOUTER.
Il ne ramène pas sa "science",il écoute ou il apprend à écouter son sujet et il prend des notes précises.
Il peut reformuler,pas systèmatiquement; ce que vient de lui dire son vis à vis pour être sur du message reçu. Il arrive régulièrement que le vis à vis ne soit pas non plus un "communiquant".



Un outil qui permet d'apprendre; de s'améliorer et de mettre de la valeur ajoutée aux articles.
Le manuel de journalisme de Yves Agnès.

Un outil informatique, ce qui permet un accès immédiat en cas de problème avec notre chère langue française. Il est prèt à l'emploi dès la mise en route du PC .

L'arrivée du numérique a profondemment modifié les méthodes de travail et il faut bien le dire,  c'est nettement plus souple, la phase 'labo' passant à la trappe.
Le livre, très fournit en thèmes, que ce soit en matière de prise de vue jusqu'au labo argentique et numérique. Mais en général,  le correspondant ne retouche pas. En général...

L'agentique n'est pas mis au rencart. Un regrèt, pour le développement des films,  l'auteur ne parle pas des 'manchons' qui permettent de charger une cuve en 'basse lumière' quand on ne dispose pas d'une vraie chambre noire.

L'auteur, pour les techniques du numériques, que ce soit les scanners ou les ateliers informatiques, aborde avec simplicité les différentes parties.




Pour le matériel photo, pas d'état d'âme.Le numérique. Rapidité, contrôle des résultats immédiatement; envoi facile par web, notemment avec l'ADSL. Au niveau optique; essayer d'avoir un équivalent 35 mm ou 28 mm; pour les longues focales, le zoom électronique peut être une aide précieuse.
Il ne faut pas oublier que la définition recherchée pour la qualité d'image est le....Papier journal!
Inutile de fantasmer sur les super-cailloux. vous pouvez, mais quand la flotte va commencer à tomber dessus, ou comme lors d'un reportage, un ballon de foot a fait "zooooom" à coté de ma tète; on devient plus "précautionneux".

Pour la qualité de l'image, en fait le "jpeg fine" n'est pas forcément recherché, car certains servers informatiques les "digèrent" mal. Pour ma part, je shoote au jpeg moyen . Je dois dire que sur le papier journal, on ne vois pas de différence.Mème du 400 ISO avec du bruit...
Certains journaux prètent des appareils, compact ou reflex, selon le sujet . J'utilise mon appareil perso. Il faut prévoir un budget 'assurance', car il ne s'agit plus de photos d'agréments;  mais de terrain avec tous les aléas(pluie, accidents, chute, baston, vol...)
Pour le traitement et recadrage des images, les consignes sont : NE FAITES RIEN !


Voir quelques photos de reportages,publiées ou non.Vous êtes curieux:bien!


Les liens.


Le blog de Jean-Pierre Tailleur.

Une page de l'URSSAF sur le sujet.

Une page de l'éducation nationale: Le droit et l'image.

Un site sur la formation: Le CFPJ.

Le site du CFPJ: Le perfectionnement.

Le site Indymedia: I.M.C.

Le site de Jérome Abou.

Le site de Jean Claude Coutausse.

Le site de Pascal Delaroche.

Le site Terre orange.



La perception de la photographie change .


En fait, le passage de la photographie du Dimanche ou de vacances à de la photo sur le vif ou en traitement médiatique provoque une modification de la perception de l'image, du matériel, qui devient un outil et non objet d'agrèment.La technique acquise n'est plus un acquis de plaisir mais une application au service du sujet traité.

Celà veux dire, que vous pourrez être amenés à voir,photographier des choses franchement laides; par exemple, un visage couvert de sang; après un accident, une chute, une bagarre. Voire bien pire. Il peut s'avérer que parfois, un rejet de la photographie se fasse. Un rejet profond et durable. En plus, pour moi, la photographie m'étais devenue carrement morbide. Bouh !

J'ai eu une passe de ce genre; impossible de faire autre chose que de coller les appareils et objectifs au fond d'un placard dans le fourre-tout, pendant des mois . En général , le matériel est resté sale, couvert de poussières ou de boue ( FM2 et optiques Nikkor !); les produits de laboratoires, à l'époque, sont restés à moisir dans les flacons . C'est apparemment, normal. Le film sur James Nachtwey donne d'ailleurs des indications à ce sujet.Nachtwey, n'est pas vraiment un boutte-en-train.

Et un jour, l'envie de ressortir le boitier, le temps de voir qu'il est franchement sale,etc...
Et clic...Clic...Clic...Avec la remise en route du labo noir et blanc et la sortie du film de la cuve.

Ceci dit;c'est franchement rare; exceptionnel pour un CLP .C'est un "message" disant :
=>Grosses vacances.<=
Ou parfois, retraite pure et simple.

La "morale" de ce chapitre :

Vous passez de l'appareil photo à l'outil de travail, de la 'photo' à l'image de presse. Plus ou moins bonne, plus ou moins belle, parfois plus ou moins laide . Elle fixe un évènement temporel qui se serait perdu dans les limbes du temps (waouh) sans votre présence. Le 'viseur' du reflex; sert d'écran par rapport l'évènement; mais c'est une situation psychologique temporaire et ne constitue pas un "bouclier". On y est, on voit la chose aussi.

De plus, l'appareil lui-mème peut apporter avantage(s) ou gène(s), en dehors de l'aspect technique;un reflex établit une sorte d'éloignement par rapport au sujet qui peut 'casser' le contact, simplement par sa forme technique qui peut intimider ou lorsque votre visage disparait derrière.
Parfois, le contact peut être très,très fragile,les évènements ou la personnalité approchée font que l'appareil peut être la cause de la cassure.
Les photoscopes n'offrent pas de confort psychologique particulier mais un contact permanent avec le sujet. Ca peut aussi être aussi une source de problème.



La face technique de la prise de vue .


Malheureusement, sans un pré-acquis technique, bon courage !
Sur le lieu du reportage, si ce dernier est un évènement prévu, une foire à tout,un spectacle; vous pouvez acquérir tranquillement des réflexes et maitriser votre appareil au fur et à mesure.
Les bases s'obtiennent de cette façon. Le fait de connaitre son appareil fait que les gestes d'utilisations demeurent les mèmes, gains de temps et source de fiabilité technique de la prise de vue.

Quand un évènement imprévus arrive,un accident ou autre chose, par expérience; les choses basculent très,très vite . Si vous ne maitrisez pas la technique, vous vous retrouvez soit dans la position de tout larguer ou de bacler ou de rater . Car en plus de la technique, il faut percevoir la réalité. Fidèlement. Et tout va vite . Si la technique est acquise, elle n'est plus une gène, mais un outil. En plus, les photoscopes par leur construction; se comportent comme des films diapos et les écarts de mesures d'expositions se paient très chers .

N'oubliez pas les batteries, qui vieillissent à grandes vitesses, les cartes qui cassent, se mouillent, se couvrent de bouillasse ou finissent sous les godasses et le stockages des données . Les numériques sont absolument tributaires de l'extérieur. Et oui, le bon vieux temps des reflex méca' indépendants du monde extérieur permettant les oublis est révolu.
Plus de jus, pas de photos.C'est plutôt implacable comme système.
Le fourre-tout doit aussi être plus protecteur par rapport aux chocs avec toute cette électronique embarquée.
J'utilise un second numérique à bas prix en secours . Je n'en est jamais eu besoin. Parole . Hum ...

A suivre!
GBR.